Shakin’Street Magic tour : Fabienne Shine de retour sur scène

Fabienne Shine shakin'street Magic TourDu 10 au 25 janvier, Fabienne Shine et son groupe Shakin’Street entreprennent une tournée française marathon de 14 dates. Rencontre avec cette chanteuse « Solid as a rock » et retour sur sa vie à 100 à l’heure. 

 

 

 

 

Fabienne Shine shakin'street Magic Tour
©Claude Gassian

Le rock, Fabienne l’a toujours eu dans la peau avant même de savoir ce dont il s’agissait. A peine entrée dans l’adolescence, elle use de son pouvoir de séduction hors norme pour s’évader de sa vie étriquée, avec une curiosité jamais rassasiée pour l’univers artistique qui la fascine.

« A 12 ans déjà, je voulais me casser. J’allais écouter du rock dans les fêtes foraines avec mes jupons et mes repetto. Souvent, on m’arrêtait dans les rues pour me prendre en photo. Alors, ma mère m’a inscrite dans une agence de mannequin où on m’a dit que j’étais trop petite. Mais ils m’ont tout de même gardée pour la mode junior et la présentation des bijoux ».

Femme libre et re-belle, elle s’étourdit autant d’amour que de substances illicites. « Entre la maltraitance que je subissais à la maison et les rencontres des jeunes des Champs Elysées, le choix était rapide. Même si à 14 ans il était fréquent que les copains me proposent de l’héro, j’avais besoin d’une famille ! J’étais en recherche d’une forme de protection que je trouvais chez ces hommes beaucoup plus âgés que moi. J’étais un peu comme une âme blessée et je le suis encore ».

Se relevant des souffrances de la vie pour rebondir et la croquer de nouveau à pleines dents, Fabienne fait preuve d’un pouvoir de résilience incroyable. « Même si mes parents me disaient que je finirais comme « boniche » au milieu des coups, je ressentais tout de même leur amour au plus profond et cela m’a aidé sinon à croire en moi, à faire de ma vie une sorte de challenge ! »

En France, elle s’est souvent sentie incomprise … « Lorsque mes parents m’ont vue sur scène, ils étaient très fiers mais m’ont demandé pourquoi je ne chantais pas debout derrière un micro comme les chanteurs qu’ils connaissaient.  Longtemps, le choix de chanter en anglais a constitué une sorte de frein. »

Mais au Canada et aux USA, elle a trouvé une stimulation qui dure aujourd’hui. « Après la mort de mon fils et mon second cancer, j’ai voulu y rester. Et puis souvent, on m’a dit que j’étais unique. Si mon âge suscite l’étonnement, il est pour moi une stimulation, peut-être la plus importante depuis les débuts du groupe. J’espère que le « Magic Tour » sera le tremplin d’un avenir plus actif pour Shakin’Street ».

Fabienne Essaiagh

Fabienne Shine shakin'street Magic TourNée à une encablure de Tunis d’une mère juive italienne et d’un père tunisien, la violence latente qu’elle ressent toute petite au sein de sa famille excite déjà son envie d’aller voir ailleurs. Une envie qui grandit lorsque la famille débarque à Nogent-sur-Marne où, faute de moyens, elle se recroqueville dans la promiscuité d’une unique chambre… Fabienne n’y amène jamais personne et cherche dès la prime adolescence des petits jobs qui lui ouvrent peu à peu la porte des loisirs, du monde des adultes et de l’aventure !

Elle n’a que 14 ans quand elle parvient à traverser la Manche – sans autorisation parentale –  pour devenir jeune fille au pair, ce qui revient en réalité à faire à peut près tout ce que lui demandent des familles londoniennes friquées qui l’emploient. C’est chez l’une d’entre elle qu’elle ouvre un jour la porte sur un coup de sonnette donné par Nico venue rejoindre son boyfriend et qu’elle se retrouve quelques heures plus tard en sa compagnie dans la loge de The Byrds. Elle n’a pas 16 ans !

A Paris, elle vend des bonbons dans une petite boutique des Champs Elysées. C’est là que Jean-Pierre Léaud la déniche. A la faveur d’un départ estival de ses parents – qui acceptent de guerre lasse de la laisser à Paris au prétexte du sérieux de ce petit boulot – Fabienne découvre l’émoi d’amours platoniques avec le jeune acteur. En sa compagnie, elle goûte avec ivresse à la liberté d’aller et venir dans les lieux branchés de la capitale sans crainte de prendre une raclée à chaque retard.

Sur les Champs Elysées, elle fraye avec une bande de jeunes artistes en devenir aux rangs desquels Marc Zermati, Boris Bergman, Pierre Clémenti… et retrouve parfois Nico. Grisée, elle obtient de ses parents l’autorisation de suivre des cours de théâtre à la condition de les payer elle-même. Les fantasmes cinématographiques de Fabienne prennent racine.

Fabienne Fabre

Fabienne Shine shakin'street Magic Tour    Cornaquée par un agent qui la rebaptise Fabienne Fabre – moins stigmatisant à l’époque que Fabienne Essaiagh – elle claque la porte de l’appartement familial et lève le pouce pour atteindre le lieux de tournage du « Gendarme à Saint-Tropez » dans lequel elle apparait pour la première fois en vahiné dans les rêves de Christian Marin. Cet été là, Fabienne devient aussi « l’oiseau bleu » de Charles Aznavour jusqu’à ce que la presse people révèle l’aventure scandaleuse entre le quadra et la mineure. Ses parents exigent son retour au bercail. Entre la monotonie familiale et l’incompréhension suscitée par l’attitude de son père plutôt flatté de la relation de sa fille avec une star de la chanson – qu’il se complait à imaginer platonique – Fabienne s’ennuie.

Fabienne Shine shakin'street Magic TourElle reprend vaguement ses études et commence même à travailler, mais file tous les soirs retrouver la bande des Champs Elysées. Pierre Clémenti et Valérie Lagrange tournent régulièrement en Italie. Fabienne les suit et, grâce à sa merveilleuse plastique, y travaille beaucoup. Entre petits rôles au cinéma – Roger Vadim, Maurizio Ponzi, Paolo and Vittorio Taviani, Sergio Spina, Vittorio Caprioli, Desire Ecare, Francesco Maselli – et séances photos, Fabienne multiplie les rencontres et les idylles sur fond de drogue avec Klaus Kinski, l’écrivain Alberto Moravia puis Richard Dayne – peintre surréaliste – Fabienne Shine shakin'street Magic Tourqui s’impose rapidement dans sa vie. Le couple vit du commerce lucratif de substances illicites mené par Richard qui compte au rang de ses clients et amis Keith Richards, John Cale, Robert Mitchum, Barbara Steele… La jeune femme pose pour son peintre, vend les tableaux de ce dernier, continue de tourner.

Fabienne Shine shakin'street Magic Tour

Fabienne Shine shakin'street Magic Tour

Fabienne Shine shakin'street Magic Tour

Fabienne Shine shakin'street Magic TourAlors que son compagnon purge une peine de prison et qu’elle est retournée chez sa mère, Fabienne met au monde leur fils, Benjamin Dayne le 19 septembre 1969. A sa sortie, Richard qui l’avait poussée à garder le bébé, se montre peu enclin à jouer les pères de famille « Tu ne pense pas que je vais vivre avec un truc qui pue et qui hurle ? Laisse le à ta mère ! » . Le couple s’installe d’abord à Paris, puis dans les alentours de Beauvais, où Fabienne s’essaye à l’élevage de chiens. De temps à autre, elle ramène là son fils pour une semaine, mais ces tentatives tournent toujours au cauchemar car l’enfant est régulièrement battu par son père.

Fabienne Shine shakin'street Magic TourLes escapades de Fabienne reprennent… A Copenhague, elle s’offre une nuit polissonne avec Rick Wright à la fin d’un concert de Pink Floyd.. A Paris, elle rencontre Dali qui l’initie à l’art et à la fête ; Daniel Fuchs, peintre pour lequel elle pose et Ike Turner qui ne lui laisse pas que de bons souvenirs.  Avec la bande des Champs Elysées, elle croise aussi Zouzou, Boris Bergman, les fils Malraux, Michel Taittinger, Castelbajac et rencontre les New York Dolls. Une idylle aussi brève qu’intense débute avec Johnny Thunder qu’elle retrouve plus tard à New York grâce à la complicité de son ami le photographe Billy Maynard qui lui présente aussi Debbie Harry, Jodorowski – scénariste de bande dessinée, écrivain et réalisateur – pour lequelle elle danse nue sur une table… Au Chelsea, elle sympathise avec Lee Jaffe, artiste, photographe, musicien et producteur qui connait le tout New York, et l’embarque bientôt pour la Jamaïque à la rencontre de Bob Marley.

Fabienne Shine shakin'street Magic TourL’île du reggae la séduit tellement, qu’elle parvient à convaincre David Dayne d’y retourner dès sa sortie de prison. Mais une fois sur place, elle rencontre un autre dealer séduisant, Brad, qui l’emmène bientôt en Californie. Le 19 mars 1975, ils sont à l’hôtel Hyatt de San Francisco, QG de Led Zeppelin qui s’y pose à chaque date off de leur interminable tournée. Une complicité s’installe rapidement entre Fabienne et Jimmy Page qui ont beaucoup en commun, notamment une passion pour l’ésotérisme. Brad part quelques jours, confiant  la jeune femme « aux bons soins du guitar héro » qui assume parfaitement sa mission. A tel point qu’au retour de Brad, quand elle apprend qu’il était retourné voir son ex, elle le plaque définitivement. La relation avec Jimmy évolue. Ils deviennent amants et elle l’accompagne partout. Il lui apprend les rudiments de la guitare. Avec Robert Plant, ils jouent parfois à trois dans une chambre d’hôtel. Les deux rock stars l’encouragent à monter un groupe. Et puis un jour, Jimmy Page explique à Fabienne que s’il veut revoir sa fille, il doit retourner avec son ex.

Fabienne Shine

Fabienne sort brisée de cette relation passionnelle. Physiquement – elle ne pèse plus que 42kg – et, mentalement, se sent réduite à néant. Michael Parker, qui lui avait présenté Richard Dayne à Rome, lui offre une escapade en Inde à l’issue de laquelle il est incarcéré pour trafic de drogue. Fabienne s’en sort grâce à Philip Shine, qui allège matériellement la détention de Michael Parker et offre à la jeune femme un billet de retour pour la France avec la promesse de l’y retrouver plus tard.

Le soulagement d’avoir échappé aux geôles indiennes est sans doute un déclencheur… Fabienne se décide enfin à suivre les conseils de Jimmy page et Robert Plant et de mettre toute son énergie dans la fondation de son propre groupe en avril 1976, avec le guitariste Eric Lewy, Jean-Lou Kalinowski à la batterie, Louis Bertignac à la deuxième guitare et Corine Marienneau à la basse. Le groupe répète dans un sous-sol de la FAC de Jussieu. Quand Philip Shine retrouve Fabienne à Paris, elle s’empresse de l’emmener au local de répétition. Dès cet instant, il devient le mécène du groupe auquel il fournit une sono, des micros et des instruments dignes de ce nom.

Fabienne Shine shakin'street Magic Tour

Fabienne Shine shakin'street Magic TourMarc Zermati, qui vient d’ouvrir l’Open Market, est conquit par le groupe qu’il invite à se produire lors de la première édition du festival punk de Mont-de-Marsan aux côtés de Bijou, Little Bob, Les Damned, Nick Lowe, Gorillas Tyla Gang, Count Bischops, Pink Fairies et Kalfon Rock Chaud, le groupe de Jean-Pierre Kalfon. Présentant le groupe au public, il le baptise au débotté Shaking Street, du nom d’un titre du MC5. Le groupe progresse à tel point qu’il obtient une signature chez CBS France. Jimmy Page fait livrer pour l’occasion 100 roses Baccarat à Fabienne. Sur « Vampire Rock », premier album, la chanteuse insiste pour enregistrer « Yesterday’s Papers », un titre des Stones, avec Ian Stewart au piano. Un passeport idéal pour se rapprocher des Stones qui l’invitent au réveillon de le Saint-Sylvestre avec son guitariste dans l’appartement parisien de Keith Richard.

Fabienne Shine shakin'street Magic Tour

Philip Shine investit pour offrir à Shakin’Street une tournée anglaise montée grâce au réseau de Marc Zermati dont une première partie des Heartbreakers. C’est la dernière fois que les Fabienne et Johnny se verront. Le pressentant peut-être, Thunders téléphone dans la nuit à Fabienne pour lui dédier une chanson qu’il vient décrire et qu’il chante au téléphone : « You can’t put your arms around a memory ». De retour à Paris, Fabienne et Philip vivent ensemble, la première prend pour nom de scène le patronyme du second. Un an plus tard, Philip est arrêté sur dénonciation : sa fortune provient du trafic de stupéfiant et un camion plein d’une tonne de haschisch vient d’être intercepté.

Fabienne Shine shakin'street Magic TourPas facile pour un groupe français chantant en anglais de cartonner. Marc Zermati suggère à Fabienne de contacter  Sandy Pearlman, le producteur de Blue Ôyester Cult qui partagent la même maison de disque. A l’occasion du concert parisien du groupe, Fabienne se faufile backstage et approche Pearlman. En moins de temps qu’il le faut pour le dire, le producteur négocie avec CBS US et signe les contrats. S’ensuit un long silence de 7 mois à l’issue duquel il revient vers Shakin’Street accompagné du guitariste Ross The Boss – ex Dictators – qu’il impose en remplacement d’Armik Tigrane.

Fabienne Shine shakin'street Magic TourUne tournée française donne à Shakin’Street l’occasion de se roder et de gagner son public – 500 à 1000 personnes chaque soir – avant de s’envoler pour les USA ou Pearlman veut enregistrer le second album. CBS US met le paquet, notamment avec une tournée en première partie de Blue Öyster Cult et de Black Sabath ! D’autres suivront avec AC/DC, Alice Cooper, Cheap Trick et Journey.

Un soir de relâche, dans un club où elle est venue écouter The Ramones, un inconnu lui glisse son numéro de téléphone. Il s’agit de Damon Edge, cofondateur du groupe Chrome. L’histoire d’amour commence sous de bons hospices et le contact avec Benjamin, en vacances chez sa mère, est bon. Mais Damon souffre d’une jalousie épouvantable que rien ne refreine. Et puis Eric Levy et lui ne peuvent se supporter et la notoriété de Fabienne lui devient insupportable. Ils se marient cependant en 1980. Le groupe est épuisé par sa dernière tournée et se met en stand-by. Fabienne est « coincée » par son couple bancale aux USA et souffre d’un cancer.

Fabienne « Solid as a rock »

Fabienne Shine shakin'street Magic Tour

Au fil des années, même si son mari demeure parfois capable de conversations brillantes sur l’art et la vie et continue d’enregistrer pour plusieurs labels, il devient néanmoins une épave accro à la dope et l’alcool. Les relations de couple se désagrègent. En observant la dégradation de son mari, Fabienne rompt définitivement avec ses addictions. Mais En dépit de cures de désintoxication, Damon plonge chaque fois plus bas et rien ne va plus…  Grâce à ses talents de polyglotte, la jeune femme devient guide touristique dans les parcs nationaux. Un vrai boulot qui lui donne à la fois une indépendance financière salutaire et du temps libre entre deux voyages. Mais au retour de chaque mission, elle découvre Damon de plus en plus diminué. Ils finissent par se séparer.

Fabienne revient à Paris où elle s’attele à la reprise de Shakin’Street avec Kalinowski, imaginant refaire épisodiquement des concerts, enregistrer... C’est là, en 1995, qu’elle apprend par dans Rock’n Folk, que Damon est décédé ! La vraie reformation de Shakin’ Street n’intervient qu’en 2004 avec Ross the Boss, le batteur Jean-Lou Kalinowski, le bassiste Mike Winter et le guitariste Norbert Krief du groupe Trust pour un concert à l’Olympia lors de la Crossroads Night, suivi de la sortie de l’album « Shakin’ Street live ».
Le groupe se reforme à nouveau en 2007, Philippe Kalfon remplaçant Norbert Krief à la guitare et Fred Guillemet ex-Trust remplaçant Mike Winter à la basse. En juin 2008 on le retrouve au Sweden Rock Festival et en janvier 2009 au troisième « Paris Metal France Festival » à l’occasion duquel sort un nouvel album, « 21st Century Love Channel ». En 2014 sors « Psychic » avec Olivier Spitzer remplaçant Ross the Boss à la guitare. Mais Fabienne souffre d’un nouveau cancer et Benjamin, son fils, décède.

Tel un phénix, la star franco-américaine remonte une fois encore la pente.  Elle sort en 2018 un album solo « Don’t Tell Me How To Shake It » et Sony réédite ce qui est sans doute le meilleur album de Shakin’Street : « Solid as a rock ». Avec le soutien de Rock’n Folk, Shakin’Street reprend la route en ce début d’année pour une tournée de 15 dates avec Dean Rispler à la basse, J.P. Thunderbolt Patterson à la batterie ; Freddie Katz, compositeur de son dernier album solo, et le fidèle Ross the Boss aux guitares.

Fabienne Shine shakin'street Magic Tour

 

Filmographie

1964 – Le gendarme à Saint-Tropez https://youtu.be/b25rHxfN3kw

1967 – Barbarella – Roger Vadim

1967 – Les visionnaires – Maurizio Ponzi

1967 – Les Subversifs – Paolo and Vittorio Taviani

1968 – Fantabulous – Sergio Spina

1968 – Et si on faisait l’amour ? – Vittorio Caprioli

1969 – Femme nue, femme noire – Desire Ecare

1970 – Lettera aperta a un giornale della sera – Francesco Maselli

Discographie

Shakin’Street

1978 – Vampire Rock

1980 – Shakin Street – Avec le Guitar-Héro Ross The Boss récemment réédité en vinyle par SONY/CBS. C’est cet album qui propulsera le groupe dans des tournées aux U.S.A., dans des stadium de plus de 50.000 personnes, avec entre autres Blue Öyster CultBlack Sabbath et AC/DC.

1989 – Live And Raw !

2004 – Live

2009 – 21st Century Love Channel

2014 – Psychic

2015 – Live In The 21st Century

Compilations

2004 – Solid As A Rock + Live & Raw

2009 – Axe Killer Warrior’s Set: Vampire Rock / Solid As A Rock / Live In The Raw

Fabienne Shine

1985 – Tango

1997 – No Mad Nomad

2007 – Fabienne Shine and the planets

2018 – Don’t Tell Me How To Shake It – vendu ici https://fabienneshine.com/

Fabienne Shine shakin'street Magic Tour

Acheter la bio de Fabienne Shine signée Jean-Eric Perrin

Le Magic Tour 2019 Shakin’Street

Jeudi 10 janvier - 19h45 - Shakin’ Street + Désillusion - El Camino - Caen Vendredi 11 janvier – 19h30 (billeterie 18h45) - Shakin’ Street + OCEAN - Petit bain – Paris Samedi 12 janvier – 20h30 - Shakin'Street (Fabienne Shine) + Onix - Atelier des Môles - Montbéliard Dimanche 13 janvier – 19h30 - Shakin' Street + Lard of Death - Chez Paulette - Pagney Mardi 15 janvier – 19h -Shakin' Street + Salhem - Rock'N Eat - Lyon Mercredi 16 janvier – 20h30 - Shakin' Street + Archange à Chambéry ft - Ross the Boss/Manowar - Brin de Zinc - Barberaz Jeudi 17 janvier – 21h - Shakin' Street + Belphegorz - Cherrydon – Marseille/La Penne-sur-Huveaune Vendredi 18 janvier – 20h -Shakin'street + Lolita Larsen -Secret Place (Home Of Underground Rock) – Montpellier/Saint-Jean-De-Védas Samedi 19 janvier – 20h - Samedi 19 janvier – 20h - Shakin' Street + Les Grandes Gueules - L'Altherax - Nice Lundi 21 janvier - 20h -Shakin'Street + Sabotage - La Music Box du Métronum - Toulouse Mardi 22 janvier – 20h - Shakin’ Street + Wildfire - Salem – Bordeaux/Le Haillan Mercredi 23 janvier – 21h - Shakin’ Street + Tony Marlow et Alicia - Blue Devils - Orléans Jeudi 24 janvier – 20h30 - Jeudi 24 janvier 2019 – 20h - Shakin'Street + The Gang Bang Therapy - Mondo Bizarro - Rennes Vendredi 25 janvier – 20h30 - Shakin' Street + The King Doctors - Concarneau - La Chap'L

  • Jeudi 10 janvier – 19h45 – Shakin’ Street + Désillusion – El Camino – Caen
  • Vendredi 11 janvier – 19h30 (billeterie 18h45) – Shakin’ Street + OCEAN – Petit bain – Paris
  • Samedi 12 janvier – 20h30 – Shakin’Street (Fabienne Shine) + Onix – Atelier des Môles – Montbéliard
  • Dimanche 13 janvier – 19h30 – Shakin’ Street + Lard of Death – Chez Paulette – Pagney
  • Mardi 15 janvier – 19h -Shakin’ Street + Salhem – Rock’N Eat – Lyon
  • Mercredi 16 janvier – 20h30 – Shakin’ Street + Archange à Chambéry ft – Ross the Boss/Manowar – Brin de Zinc – Barberaz
  • Jeudi 17 janvier – 21h – Shakin’ Street + Belphegorz – Cherrydon – Marseille/La Penne-sur-Huveaune
  • Vendredi 18 janvier – 20h -Shakin’street + Lolita Larsen -Secret Place (Home Of Underground Rock) – Montpellier/Saint-Jean-De-Védas
  • Samedi 19 janvier – 20h – Samedi 19 janvier – 20h – Shakin’ Street + Les Grandes Gueules – L’Altherax – Nice
  • Lundi 21 janvier – 20h -Shakin’Street + Sabotage – La Music Box du Métronum – Toulouse
  • Mardi 22 janvier – 20h – Shakin’ Street + Wildfire – Salem – Bordeaux/Le Haillan
  • Mercredi 23 janvier – 21h – Shakin’ Street + Tony Marlow et Alicia – Blue Devils –
  • Orléans
  • Jeudi 24 janvier – 20h30 – Jeudi 24 janvier 2019 – 20h – Shakin’Street + The Gang Bang Therapy – Mondo Bizarro – Rennes
  • Vendredi 25 janvier – 20h30 – Shakin’ Street + The King Doctors – Concarneau – La Chap’L